Les quatre Evangiles comportent des concordances et des différences selon la sensibilité de leurs auteurs.
Nous parlons de différences et non de divergences car nous ne sommes pas ici pour alimenter les détracteurs de la Bible qui cherchent des contradictions dans les témoignages des quatre évangélistes.
Ces différences sont simplement le reflet de la propre sensibilité de ces quatre témoins de la vie du Christ qui, inspirés par l'Esprit Saint qui les incita à rédiger leurs textes, n'en demeurent pas moins des êtres humains qui ont une perception personnelle des évènements.
Le Seigneur, à la différence de bon nombre d'humains, respecte l'individualité de chacun.
Et quand Il parle à Ses serviteurs, Il leur laisse leur libre arbitre pour conduire au mieux la mission qui leur est confiée.
Quatre Evangiles ont été reconnus par les Pères de l'Eglise pour former le tronc du Nouveau Testament.
D'autres écrits, postérieurs au temps des apôtres (premier siècle) ont été écartés et sont qualifiés d'apocryphes (non authentiques).
Il se peut que ceux-ci soient porteurs d'éléments qui auraient dû être reconnus comme valides tout comme il est possible que d'autres écrits inspirés par l'Esprit ne nous soient pas parvenus.
Mais à quoi bon s'éterniser sur ce sujet ?
Les quatre Evangiles se suffisent et nous suffisent pour appréhender au mieux la vie du Christ même si l'Evangile selon Jean nous indique en Jean 20.30 :
« Jésus accomplit bon nombre d'autres signes devant Ses disciples, lesquels n'ont pas été écrits dans ce livre. »
Et l'auteur ajoute pour confirmer que ce qui a été mis à notre portée est suffisant :
« Ceux-ci ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et afin que, en croyant, vous ayez la vie en Son nom. » (Jean 20.31)
Nous allons donc travailler sur le fondement de ces quatre Evangiles, en commençant par les concordances qui existent entre ces quatre.
Nous en avons identifié vingt-quatre qui sont présentées et commentées dans les encadrés figurant sur cette page.
Les concordances sont beaucoup plus nombreuses entre Marc, Matthieu et Luc ce qui leur vaut le qualificatif d'Evangiles synoptiques et celles-ci seront ensuite analysées.
Enfin, nous procéderont à l'étude des textes n'apparaissant que dans un seul des quatre témoignages.
Il est probable que le texte que l'on attribue à Marc, qui est le plus court, soit aussi le plus ancien (écrit en 65-70 après J.C.).
Matthieu et Luc en ont probablement eu connaissance et ont été rédigés ensuite (écrits en 80-85 après J.C.).
Au début de l'Evangile selon Luc, l'auteur ne se cache pas d'avoir eu recours à des sources antérieures à ses écrits :
« Depuis le commencement, les témoins oculaires, devenus serviteurs de la Parole, nous ont transmis tout cela. » (Luc 1.2)
Les évangélistes, témoins directs ou indirects, ont ainsi mené un travail rigoureux, proche de celui des historiens.
Ils l'ont réalisé au risque de se tromper car les mémoires humaines sont fragiles. Mais l'erreur n'est pas un péché pour celui qui est de bonne foi puisque ...
« Tout ce qui n'est pas le produit d'une conviction de foi est péché. » (Romains 14.23)