La femme adultère

La femme adultère

Spécificités

de Jean

Dix-septième spécificité :

La femme adultère


Evangile selon Jean : Chapitre 8

1. Jésus se rendit au mont des Oliviers.

2. Au lever du jour, Il se présenta de nouveau au temple et le peuple Le rejoignit. Il s'installa pour les enseigner.

3. Les scribes et les Pharisiens Lui amenèrent une femme surprise en adultère et la placèrent au milieu.

4. Ils Lui dirent : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.

5. Dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider de telles femmes. Et toi, que dis-tu ? »

6. Ils disaient cela pour Le mettre à l'épreuve afin de pouvoir L'accuser. Mais Jésus, baissé vers le sol, écrivait du doigt dans la terre.

7. Comme ils persistaient à L'interoger, Il se redressa et leur dit : « Que celui d'entre vous, qui est dépourvu de péché, soit le premier à lui jeter une pierre. »

8. Puis Il se baissa de nouveau pour écrire sur la terre.

9. Ceux qui L'avaient entendu sortirent l'un après l'autre, d'abord les plus âgés. Il se retrouva seul avec la femme au milieu.

10. Jésus se releva et lui dit : « Femme, où sont-ils ? Personne ne t'a condamnée ? »

11. Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Jésus dit : « Et moi je ne te condamne pas. Va, et désormais, ne pèche plus ! »

La loi de Moïse
Lorsque les scribes et les Pharisiens amenèrent une femme adultère devant Jésus, ils préconisèrent de la lapider conformément à la loi de Moïse exposée dans le Lévitique (20.10) et le Deutéronome (22.22) : « Quand un homme commet l'adultère avec la femme de son prochain, ils seront mis à mort, l'homme adultère aussi bien que la femme adultère. »

Mais où donc était passé l'homme coupable de cet adultère ?

Comment se fait-il que les uns après les autres les accusateurs se soient retirés lorsque Jésus prononça cette célèbre parole :

« Que celui d'entre vous, qui est dépourvu de péché, soit le premier à lui jeter une pierre. » (verset 7)

Ce sont les plus âgés qui se sont retirés les premiers ... eux qui avaient probablement si souvent commis ce même péché ... puis les plus jeunes.

Personne n'est resté : tous ces accusateurs ont pris conscience qu'ils étaient tout aussi pécheurs que cette femme qu'ils voulaient condamner.

Et de nos jours, quand nous entendons tant de messages dénonçant l'adultère, la pornographie et d'autres dérives sexuelles, combien de ceux qui condamnent ces actes sont eux-mêmes des pécheurs dans ce domaine ou dans un autre ?

Mais peut-être leurs prédications s'adressent-elles à eux en priorité ?

La loi du pardon
« Et moi je ne te condamne pas. » (verset 11)

Si la loi de Moïse prescrivait de condamner les pécheurs, la loi de Jésus repose sur le pardon et l'invitation au repentir afin de ne plus pécher.

La loi de Moïse n'est pas pour autant invalidée.

Car si la loi a été donnée aux hommes afin qu'ils s'imposent des règles de vie, le Seigneur demeure souverain pour accorder Son pardon.

Ce principe a été décliné dans le droit de nombreux états où le souverain, roi, prince ou président, a la faculté d'accorder sa grâce à un condamné.

Pour ce faire, le souverain dispose d'un temps de réflexion.

Pourquoi Jésus écrivait-Il du doigt sur le sol ?

Etait-ce la manifestation de Son temps de réflexion préparant ce qu'Il allait dire ?

La loi de Moïse a été écrite pour les Juifs sur des rouleaux.

Jésus a écrit la loi du Seigneur sur la terre pour tous les peuples. Et le pardon figure dans les premiers articles de cette loi de Dieu.

Jésus a d'ailleurs invité Ses disciples à pratiquer cette loi en leur disant : « Recevez l'Esprit Saint.

Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » (Jean 20.22-23)

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