« Il est insensé ! » (Marc 3.21)
Tel était le jugement des membres de la famille de Jésus à Son sujet.
Mais les Pharisiens allaient plus loin ...
Soucieux de discréditer les guérisons de Jésus, ils L'accusaient d'être au service de Satan.
Une accusation somme toute assez banale si l'on songe au nombre de personnes qui ont été persécutées, torturées, jugées arbitraitement puis exécutées ... pour avoir été accusées de sorcellerie ou de toute autre dérive spirituelle au regard de la conformité religieuse.
Car dans un pays où l'Etat de droit affiche une religion officielle, la libre pensée n'est pas tolérée, surtout quand elle s'accompagne d'actions bienfaitrices.
Jésus expulsait les démons, libérait les consciences, invitait Ses disciples à faire de même et à s'affranchir du poids de la religiosité qui entrave les esprits.
Dans ces conditions, qui est réellement au service de Satan ?
Celui qui libère les opprimés ou ceux qui veulent les maintenir dans l'asservissement spirituel ?
Eux-mêmes, aveuglés par leurs croyances, n'hésitaient pas à utiliser une argumentation insoutenable dont Jésus montre l'inconsistance :
« Si Satan est divisé contre lui-même, comment son royaume se maintiendrait-il ? Puisque vous dites que j'expulse les démons par Beelzébul. » (Luc 11.18)
Satan n'est pas suicidaire !
En réponse au procès des Pharisiens, des scribes et autres autorités qui Lui étaient hostiles, Jésus est devenu rigoureux :
« Celui qui n'est pas avec moi est contre moi et celui qui ne rassemble pas avec moi dissémine. » (Matthieu 12.30)
Il faut choisir son camp !
Cette position tranchante résume bon nombre d'enseignements sur l'opposition entre le bien et le mal, la lumière et les ténèbres ...
Il s'avère cependant que l'être humain est le plus souvent dans une situation intermédiaire, plus ou moins pour, plus ou moins contre.
Regardons la balance, celle du jugement, elle penche toujours d'un côté ... ou de l'autre.
Le poids de notre jugement ne doit-il pas s'accentuer du bon côté ?