Evangile selon Jean : Chapitre 6
51. « Moi, je suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Et le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour que le monde vive. »
52. Les Juifs discutèrent avec virulence entre eux en disant : « Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair à manger ? »
53. Aussi, Jésus leur dit : « Oui, à vrai dire, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme et ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.
54. Celui qui consomme ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
55. Car ma chair est une vraie nourriture et mon sang une vraie boisson.
56. Celui qui consomme ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.
57. Comme le Père qui est vivant m'a envoyé, et puisque je vis par le Père, celui qui me consomme vivra aussi par moi.
58. Il est ici, le pain descendu du ciel, non comme celui que les pères ont mangé et eux sont morts. Celui qui consomme ce pain vivra pour l'éternité. »
59. Il dit cela dans une synagogue où Il enseignait à Capharnaüm.
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Une nourriture symbolique ?
Le pain de vie est offert à chacun, symboliquement, lors du partage de la Cène.
Personne n'en est digne car : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ! » (Romains 3.23)
Mais si le Père a décidé de nous offrir le pain de vie, par le sacrifice de Son Fils, ne le refusons pas.
Jésus ne repoussera pas celui ou celle, quels que soient ses péchés, qui vient à Lui conformément à la volonté du Père, lors du partage de la Cène.
Tous les chrétiens n'ont pas la même conception de la Cène, appelée aussi Eucharistie.
Pour les catholiques, notamment, le pain et le vin se transforment réellement en corps et sang du Christ lors de l'Eucharistie. Ceci résulte d'une interprétation littérale des paroles de Jésus :
« Prenez, mangez, ceci est mon corps ... Buvez-en tous ! Car ceci est mon sang ... » (Matthieu 26.26-28)
Et Jean abonde dans le même sens car Jésus dit :
« Car ma chair est une vraie nourriture et mon sang une vraie boisson. » (Jean 6.55)
Cependant, lors de la Cène, les apôtres ont mangé une vraie nourriture et bu un vrai vin. Comment ceux-ci peuvent-ils se transformer ?
Par la "transsubstantiation".
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Le pain et le vin, par la consécration de la messe, seraient ainsi transformés ou convertis tout en conservant leurs caractéristiques physiques initiales (texture, goût, odeur et apparences).
Cette approche théologique n'est pas retenue par ceux qui considèrent qu'il s'agit d'une pratique symbolique.
Il faut aussi relever que, pour des raisons pratiques, seul le prêtre boit dans la coupe, ce qui revient à priver les fidèles de la "consommation" du sang de Jésus. Quelles que soient les confessions religieuses, cette pratique est donc devenue un rituel et Jésus n'était guère attaché aux rituels.
La restitution de la Cène selon Luc évoque simplement un devoir de mémoire : « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous. Faites ceci en mémoire de moi ... Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous. » (Luc 22.19-20)
Le partage du pain lors de la Messe ou de la Cène est-il indispensable pour se souvenir du sacrifice de Jésus ?
Devons-nous seulement y songer le dimanche ?
De nombreux croyants remercient le Seigneur avant chaque repas. "Eucharistie" vient du grec "efcharistô" qui signifie : "Merci !"
Ainsi, rien ne nous empêche de remercier Jésus à tout instant de la journée, seul ou en assemblée, en partageant ou non le pain et le vin, pourvu que la foi soit au rendez-vous.
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