Traduction Louis Segond 1910
1 Craignons donc, tandis que la promesse d'entrer dans son repos subsiste encore, qu'aucun de vous ne paraisse être venu trop tard.
2 Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu'à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu'elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l'entendirent.
3 Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu'il dit : Je jurai dans ma colère : Ils n'entreront pas dans mon repos ! Il dit cela, quoique ses oeuvres eussent été achevées depuis la création du monde.
4 Car il a parlé quelque part ainsi du septième jour : Et Dieu se reposa de toutes ses oeuvres le septième jour.
5 Et ici encore : Ils n'entreront pas dans mon repos !
6 Or, puisqu'il est encore réservé à quelques-uns d'y entrer, et que ceux à qui d'abord la promesse a été faite n'y sont pas entrés à cause de leur désobéissance,
7 Dieu fixe de nouveau un jour, aujourd'hui, en disant dans David si longtemps après, comme il est dit plus haut : Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, N'endurcissez pas vos coeurs.
8 Car, si Josué leur eût donné le repos, il ne parlerait pas après cela d'un autre jour.
9 Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu.
10 Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses oeuvres, comme Dieu s'est reposé des siennes.
11 Efforçons-nous donc d'entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.
12 Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du coeur.
13 Nulle créature n'est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.
14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.
15 Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.
16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.
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Nouvelle traduction de la Bible
1. Craignons donc, bien que subsiste la promesse d'entrer dans Son repos, que l'un d'entre vous considère être resté en dehors.
2. Car nous sommes bien ceux qui ont reçu la bonne nouvelle, tout comme eux, mais il ne leur fut d'aucun profit d'avoir écouté la parole parce que, tout en écoutant, ils n'étaient pas imprégnés par la foi.
3. Mais nous qui croyons, nous entrons bien dans ce repos dont Il a dit : « Et j'ai juré dans ma colère : Ils n'entreront pas dans mon repos ! » Pourtant, toute Son œuvre était achevée dès la fondation du monde. (Psaume 95.11)
4. Car il est dit quelque part au sujet du septième jour : « Et Dieu se reposa au septième jour de toute son œuvre. » (Genèse 2.2)
5. Mais rappelons qu'il est dit : « Ils n'entreront pas dans mon repos ! » (Psaume 95.11)
6. Il fut donc ainsi décidé que certains entreraient, mais que ceux qui avaient reçu la bonne nouvelle en premier n'entreraient pas du fait de leur désobéissance.
7. Puis de nouveau Il a fixé un jour, « aujourd'hui » en disant à David, par la suite, ce qui est cité précédemment : « Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs. » (Psaume 95.7-8)
8. Car, si Josué leur avait donné le repos, Il ne parlerait pas après cela d’un autre jour.
9. Il reste donc en réserve un repos sabbatique pour le peuple de Dieu.
10. Car celui qui est entré dans Son repos, se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes.
11. Empressons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne donne le même exemple, en tombant dans la désobéissance.
12. Car la parole de Dieu est vivante et pleine d'énergie, plus tranchante que n'importe quelle épée à deux tranchants, pénétrante au point de séparer l'âme de l'esprit, et les articulations jusqu'aux moelles. Elle discerne toutes réflexions et pensées intimes.
13. Nulle créature ne Lui est invisible, tout est nu et découvert à Ses yeux, et nous devons Lui rendre compte.
14. Ainsi, nous avons un grand prêtre éminent qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu. Tenons fermement à cette confession de foi !
15. Car nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses. Il a été éprouvé comme nous en tous points, mais sans pécher.
16. Approchons-nous donc avec une pleine assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être aidés au moment opportun.
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Allez jusqu'au bout de l'Evangile !
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Commentaires et annotations
4.1 à 4.16 : Le repos de Dieu
Entrer dans le "repos de Dieu" consiste à entendre Sa parole et à croire en Ses enseignements.
Pouvant ainsi partager Sa paix, indépendamment des épreuves de la vie terrestre, nous connaissons dès à présent les prémices de Son repos, aube d'un jour nouveau qui se lève, lorsque nous décidons de nous en remettre à Jésus.
Un tel choix est-il pour autant "de tout repos" ?
Certes non, car entrer en paix avec Dieu signifie entrer en guerre avec l'adversaire qui domine ce monde : Satan !
Nous déclarons nous délivrer de notre allégeance envers le maître de ce monde de ténèbres pour nous en remettre au Maître de l'univers.
Il faut bien considérer que le chrétien, avant sa conversion, était un allié potentiel de l'adversaire de Dieu. Son comportement, ses amitiés, les valeurs qu'il défendait étaient celles de ce monde et non celles du Royaume de Dieu.
En rompant cette alliance tacite avec le monde du péché, le chrétien né de nouveau devient pour Satan un élément à combattre. Il ne faut pas que le nouveau converti puisse susciter d'autres vocations. Le péché va résister, reculer pour mieux ressurgir afin de déstabiliser celui qui veut s'en remettre à Dieu.
Le but de l'adversaire sera notamment de nous faire croire que nous ne sommes pas aptes à entrer dans le "repos de Dieu" : « Craignons donc, bien que subsiste la promesse d'entrer dans Son repos, que l'un d'entre vous considère être resté en dehors. » (verset 1)
L'expérience du doute, ou toute autre forme de mise à l'épreuve, beaucoup l'ont connue, à commencer par les premiers disciples. Jésus les a prévenus : « Simon, Simon, Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment. » (Luc 22.31)
Bien avant, les Juifs, seul peuple ayant reconnu le vrai Dieu, furent ainsi mis à l'épreuve. Et de ce fait, n'ayant pas su écouter Dieu à l'approche de la Terre promise, ils en furent exclus pendant 40 ans. Cette Terre était pour eux une promesse de repos, tout comme le repos nous est promis avec le règne de Jésus Christ.
Mais le repos à venir ne signifie pas l'inaction éternelle. Dieu nous enseigne à propos du septième jour qu'Il se reposa tout en achevant Son œuvre.
« Et il acheva, Elohim, au septième jour, l'ouvrage qu'il avait fait. Et il cessa, au septième jour, tout ouvrage qu'il faisait. »
(Genèse 2.2)
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