Que penser de ce corps qui ne fait pas ce que nous voulons et qui fait ce que nous ne voulons pas ?
« Nous aussi, nous gémissons intérieurement en attendant l'adoption, la délivrance de notre corps. » (verset 23)
Cette situation peut paraître indigne de la vie éternelle qui attend les croyants.
« J'estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes de la gloire qui doit nous être révélée. » (verset 18)
Cependant, que nous soyons justifiés par la grâce du Seigneur, pour devenir des frères en Jésus Christ, ne nous permet pas dans l'immédiat d'avoir un corps délivré de toutes tentations ou souffrances.
Nous ne connaissons que les "prémices" de l'Esprit.
Et ces prémices sont un délice lorsqu'elles se manifestent concrètement dans notre vie par un changement de comportement.
Mais elles se parent de l'impatience lorsque nous prenons conscience du chemin qui reste à parcourir afin que ce corps qui nous encombre ne nous pèse plus autant.
Nous disposons d'un modèle en Jésus Christ, afin que nos soupirs ne soient pas de vaines lamentations mais des souffles puissants qui nous poussent à ressembler à ce modèle.
Il est plus qu'un modèle, c'est notre frère aîné :
« Car ceux qu'Il a connus d'avance, Il les a aussi prédestinés conformes à l'image de Son Fils, afin que Celui-ci soit le premier-né parmi beaucoup de frères. » (verset 29)
Nous avons aussi un soutien en Celui qui est venu nous habiter par le baptême dans l'Esprit Saint :
« Aussi l'Esprit vient-il au secours de notre faiblesse. Car nous ne savons pas prier comme il faut. Et l'Esprit lui-même intercède par des gémissements inexprimables. » (verset 26)
L'un et l'autre, modèle et soutien, Jésus et l'Esprit Saint, concourent à notre édification, à l'aboutissement de notre salut.
« Car c'est en espérance que nous avons été sauvés. »
Etrange formulation qui se conjugue au passé puisque "nous avons été sauvés" mais qui ne se réalise que dans l'avenir puisqu'il s'agit d'une espérance dont le terme, la fin de cette vie terrestre, sera notre glorification.
« Sachant en quel temps nous sommes, c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus proche de nous que lorsque nous avons cru. » (Romains 13.11)
Dans l'immédiat, nous ne sommes que justifiés !
Le salut n'est pas quelque chose de figé, acquis dans le passé, sur lequel nous pourrions nous endormir confortablement comme sur des lauriers.
Le salut c'est un devenir, car chaque instant que nous vivons doit contribuer à la sanctification.
Le salut c'est un combat de tous les jours que nous pouvons gagner en proclamant :
« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (verset 31)
Le salut c'est de proclamer notre foi :
« Si tu professes de ta bouche que Jésus est Seigneur, et si tu crois dans ton cœur que Dieu L’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.
Car croire en son cœur conduit à la justice, et professer de sa bouche conduit au salut. »
(Romains 10.9-10)
La justification résulte de la foi,
le salut sera acquis par la persévérance dans la foi.
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Croire en la puissance de la foi permet à Paul d'affirmer :
« Car j'ai la conviction que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l'avenir, ni les puissances, ni ce qui est en haut, ni ce qui est en bas, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour que Dieu a manifesté en Jésus Christ notre Seigneur. » (versets 38 & 39)
Le salut c'est notre futur, notre espérance : la victoire totale que nous sommes appelés à connaître dans la gloire du Seigneur au terme de cette vie terrestre.
Le salut, c'est s'inscrire dans ce plan que Dieu a conçu avant même notre naissance car :
« Ceux qu'Il a prédestinés, Il les a aussi appelés. Et ceux qu'Il a appelés, Il les a aussi justifiés. Ceux qu'Il a justifiés, Il les a aussi glorifiés. » (verset 30)