La séparation des ténèbres et de la lumière est révélée dès le commencement de la Bible :
« Et il vit, Elohim, que la lumière était bonne. Et il sépara, Elohim, entre la lumière et la ténèbre. » (Genèse 1.4)
Les ténèbres permettent de se cacher ou de cacher ce qui serait dévoilé à la lumière. Comme l'adultère, par exemple...
« L'œil de l'adultère épie le crépuscule ; Personne ne me verra, dit-il, Et il met un voile sur sa figure. » (Job 24.15)
Dans le Talmud, ce passage du Premier (Ancien) Testament est analysé par les rabbins comme une négation de l'existence de Dieu.
En effet, affirmer que personne ne nous verra revient à ignorer l'existence de Dieu et de Sa capacité omnisciente.
De nombreux passages bibliques associent les ténèbres au mal, et l'épître de Jean est très explicite.
En Dieu, il n'y a point de zone d'ombre.
L'Evangile selon Jean nous a révélé à quel point le croyant doit construire, dans sa relation avec le Seigneur, un édifice pur et harmonieux.
Lorsque l'Esprit Saint descend sur une créature, Il ouvre la porte permettant d'établir avec celle-ci une relation profondément intime.
Comment pourrait-Il donc supporter une présence ténébreuse ?
Tout doit être limpide, rien ne doit être caché.
Aussi n'est-il pas ici reproché à l'homme de commettre des péchés :
« Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. » (1 Jean 1.8)
Ce qui lui est reproché c'est de refuser de les reconnaître, de les confesser, de mentir à Dieu en cachant ses fautes :
« Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute injustice.
Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous faisons de Lui un menteur, et Sa parole n’est pas en nous. »
(1 Jean 1.9-10)
Donc, si nous marchons dans la lumière, nous devons voir nos péchés et nous en repentir comme ce publicain :
« Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine en disant :
O Dieu, prends pitié de moi, qui suis un pécheur. »
(Luc 18.13)
Si nous marchons dans les ténèbres comme des aveugles, nous ne verrons pas nos péchés, comme ce Pharisien :
« Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même :
O Dieu, je te rends grâces, car je ne suis pas comme le reste des hommes, voleurs, injustes, adultères, ou bien comme ce publicain. »
(Luc 18.11)
Le refus de reconnaître son péché est incompatible avec la présence de Dieu.
Il est à l'origine de la chute d'Adam et Eve et de l'humanité quand ils ont choisi de se cacher au lieu de se repentir face à Dieu.
Telle fut leur réaction quand le Seigneur les a appelés...
« J’ai entendu ton bruit dans le jardin, et j’ai eu peur car je suis nu, alors je me suis caché. » (Genèse 3.10)
En voilant sa faute à ses propres yeux, le pécheur crée un voile qui le sépare de Dieu.
La relation entre l'homme et Dieu est ainsi rompue et le pécheur s'enferme dans ses propres ténèbres.
Marcher dans la lumière, c'est reconnaître ses fautes, ses faiblesses, à la lumière de Celui qui nous les pardonne et nous permet d'avancer sur le chemin de vérité qui mène à la vie éternelle... tout en combattant le péché.
« Mes petits enfants, je vous écris cela afin que vous ne péchiez pas. Mais si quelqu'un pèche, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus Christ, le Juste. » (1 Jean 2.1)